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Portrait – Mathilde Charles, Grainitude

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Au Gramme Près
Portrait – Mathilde Charles, Grainitude

Sous ses airs discrets, ne vous fiez pas aux apparences, Mathilde Charles semble plutôt du genre fonceur. Elle sait ce qu’elle veut… Et ne veut plus !
Ingénieure en agroalimentaire et docteur en sciences sensorielles pendant près de 15 ans, elle sentait qu’elle était arrivée au bout d’un cycle…
Passionnée depuis longtemps de thé, puis de café, c’est étonnamment un voyage professionnel de 4 ans en Italie qui la met sur la voie d’une alternative au café : « On trouve du café d’orge dans quasiment tous les bars italiens et même dans la machine à café sur le lieu de travail. C’est très répandu ! », nous apprend-elle.
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Et ça lui parle. De par ses convictions écologiques, Mathilde a beau aimer le thé et le café, ce sont des produits qui viennent de l’autre bout de la planète et ça manque de sens à ses yeux.

Elle commence à creuser le sujet : en Allemagne ils travaillent le lupin, au Japon le sarrasin torréfié, en France c’est l’orge et la chicorée qui sont bien implantés… « J’ai aussi une amie grecque qui m’a dit que pendant la guerre, ils buvaient du pois chiche torréfié. Elle m’en a ramené pour me faire goûter. »
Dijonnaise d’origine, Mathilde a souhaité retrouver sa région et développer une alternative nouvelle et vraiment locale. Elle a alors cherché ce qui poussait dans le coin… BINGO ! Le pois chiche !

Pour ne rien gâcher, la culture du pois chiche nécessite peu d’eau. C’est une plante qui résiste bien aux sécheresses et enrichit naturellement les sols. Une fois torréfié, le pois chiche révèle des notes de noisette, de chocolat et de café. Bref, Mathilde semble avoir trouvé la plante parfaite pour son projet qu’elle nommera Grainitude, pour graine & habitude. Son objectif ? Changer la vision binaire que nous avons des boissons chaudes, entre le thé et le café.

À la Fourmilière, vous êtes déjà nombreux à avoir osé sortir de votre zone de confort et tester cette boisson à base de pois chiche torréfié, cultivés en bio au nord de la Côte d’Or, que Mathilde Charles a choisi d’appeler Cicera : pois chiche en latin, tout simplement !


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